Mouvement des jeunes communistes

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"Mouvement Jeunes Communistes des Pyrénés Atlantiques"

En France et en Europe, une journée victorieuse pour les peuples !
Ça y est, Nicolas Sarkozy, le serviteur zélé des plus riches a été battu ! Dix ans que lui et sa clique haineuse et décomplexée occupaient les hautes fonctions de l'Etat. Le score est sans appel, le peuple voulait en finir avec cette décennie à sens unique pour les capitalistes et les semeurs de haine. S'il faut célébrer la défaite du président des riches, il faut aussi prendre conscience des dégâts menés par sa politique faite de régressions sociales et démocratiques. L'éducation a été démantelée pour l'adapter aux marchés, le travail mis en pièce (explosion de la précarité, un million de chômeurs en cinq ans) pour des profits record et des cadeaux fiscaux aux plus riches.

Dans le même temps, toutes les résistances ont été méprisées, la droite n'hésitant pas à jouer la carte de la division et à rompre toutes les digues avec l'extrême-droite (contre les jeunes, les chômeurs, les étrangers) jusqu'à user d'accents pétainistes dans les dernières semaines. Clairement, ce bilan a été rejeté mais les séquelles sont profondes. Tous nos combats, dont les jeunes ont souvent été les fers de lance, ont participé de la construction de la défaite de Nicolas Sarkozy.

L'austérité est illégitime en Europe !

Cette défaite doit briser définitivement le cycle d'austérité imposé à toute l'Europe. Alors que les partisans de l'alliance Fond Monétaire International - Commission Européenne – Banque Centrale Européenne sont humiliés ce soir en Grèce, il est temps d'entendre la voix des peuples ! Pendant 5 ans, la France et l'Allemagne ont voulu imposer un modèle de réduction général des droits, des casse des solidarités et de baisses des salaires quitte à mépriser les votes des peuples d'Europe contre les différents traités européens qui incarnent ces politiques.

Cette dictature aux ordres des spéculateurs et des actionnaires dont Nicolas Sarkozy était le valet avec sa complice Angela Merkel est vaincue dans les urnes. Pour les jeunes, partout en Europe, ce jour marque le début d'une reconquête de notre avenir. Le nouveau Traité Européen rédigé par le couple infernal et tous les dispositifs qui l'accompagnent sont désormais illégitimes. C'est une immense victoire pour construire des nouvelles coopérations entre les peuples d'Europe fondées sur l'exigence de démocratie, de justice et de solidarité !

Une victoire qui appelle à de nouvelles mobilisations !

Nous appelons tous les jeunes de France à se mobiliser dès maintenant pour refuser l'impasse de l'austérité et la politique de la peur de l'UMP et du Front National.

Pour Pierric Annoot, secrétaire général du Mouvement Jeunes Communistes de France :

« Les signes évidents de rapprochements entre la droite et l'extrême droite appellent à une très forte vigilance. Nous serons de tous les combats pour barrer la route aux idées de haines et de régressions. Pour battre définitivement Nicolas Sarkozy et tourner la page de ces dix dernières années construisons une majorité pour le prochain Parlement qui affirme clairement son ambition de renverser le pouvoir des marchés financiers pour rendre le pouvoir au peuple. Pour sortir les jeunes de notre pays du chômage de masse ou des emplois bidons, pour redonner à nos formations l'objectif de former chacun avec ambition, pour rendre réels les droits d'accéder au logement, à la santé, à la culture, le 10 et le 17 juin votons pour les candidats du Front de Gauche. Nous avons changé de président, changeons de politique ! »

Le Mouvement Jeunes Communistes de France

Paris le 6 Mai 2012

6 mai 2012 - Orga
Meeting : place Stalingrad, le 4 mai à 18h30 (en direct sur notre site)

Vendredi 4 mai 2012, à 48 heures du second tour de l'élection présidentielle, les Jeunes Communistes se réuniront avec le Front de gauche, place de Stalingrad, là-même où nous avions lancé la campagne le 29 juin 2011. Cet ultime rassemblement de l'élection présidentielle sera retransmis en direct sur jeunes-communistes.org dès 18h30.

3 mai 2012 - Ulysse
Anniversaire de Salah Hamouri

Mercredi 25 avril, ce sont plus de 700 jeunes qui sont venus fêter un joyeux anniversaire à Salah Hamouri.

Salah Hamouri a pris la parole pour remercier tous ses soutiens et rappeler que des milliers de prisonniers politiques palestiniens sont encore dans les prisons Israëliennes et qu'ils ont besoin du soutien du peuple français.

Plus d'information sur Salah Hamouri dans la rubrique dédiée.

Photos du concert : https://www.facebook.com/media/set/...

Les vidéos qui retracent la bataille pour la libération de Salah Hamouri :

27 avril 2012 - Ulysse
Déclaration du Mouvement Jeunes Communistes de France sur le résultats du premier tour des élections présidentielles 2012

Après 5 ans de souffrances, de régressions, d'arrogances et de dégradations permanentes de nos conditions de vies, notamment celle des jeunes, nous nous réjouissons que Sarkozy perde près de 6 % par rapport au premier tour de l'élection présidentielle de 2007.

Alors que celui qui a gouverné pendant 5 ans avec tant de mépris, tant de violences et tant de zèle pour répondre aux exigences des marchés financiers et du Medef, peut désormais être battu, nous allons redoubler d'effort pour arracher cette page sordide de notre histoire.

Cette page sordide est aussi celle qui aura remis le FN en scelle pendant 5 ans, en mettant bon nombre de ses idées au pouvoir. En attisant les peurs, en jouant sur les divisions, en opposant les citoyens entre eux, en pratiquant la politique du bouc émissaire permanent, l'UMP a nourri le terreau fertile de l'extrême droite.

Le Front de gauche a été la seule force à mener une campagne déterminée contre la droite et son extrême. Par sa détermination à faire une campagne sur le fond, sa détermination à ne pas se laisser enfermer dans l'étau du bipartisme de la 5 ème république, le FDG et les millions de citoyens qui ont voté pour son candidat Jean Luc Mélenchon ont ouvert la voie de la résistance aux marchés financiers, à l'extrême droite et pour de nouvelles conquêtes sociales.

Pour notre génération qui n a connue que la droite au pouvoir et la régression depuis 10 ans, le retour inédit d'une gauche de combat avec le FDG qui a rassemblée des centaines de milliers de personnes dont de très nombreux jeunes dans toutes ces initiatives de campagne, est une formidable nouvelle et un atout considérable pour l'avenir. C'est celui dont nous devons nous saisir pour renvoyer Sarkozy et le FN dans les poubelles de l'histoire. Désormais en amplifiant le combat avec le front de gauche, nous pouvons en finir avec les casseurs d'avenir et se remettre à rêver du meilleurs pour nos vies. Ce combat nous devons absolument le faire grandir pour que demain pas un député du FN ne soit élu à l'Assemblée Nationale.

Celle ci doit être l'Assemblée du peuple, des jeunes qui reprennent le pouvoir pour faire triompher la justice sociale, la dignité, la solidarité, la liberté et la fraternité. Le Front National, parti de la haine, du racisme et chien de garde des marchés financiers doit en être banni.

Pour cela, il nous faut d'abord nous débarrasser définitivement de Sarkozy. C'est pourquoi le Mouvement Jeunes Communistes de France, appelle sans détour à voter massivement pour François Hollande le 6 mai prochain.

Les jeunes communistes appellent maintenant l'ensemble des jeunes à nous rejoindre dans ce combat avec le FDG.

Pendant toute la campagne, des milliers d'entre eux nous ont déjà rejoins dans la bataille que nous menons autour de la loi cadre pour les jeunes portée par les députés du Front de Gauche.

L'irruption de milliers de jeunes qui ont commencé à enrichir cette loi, est la meilleure garantie pour changer nos vies, pour en finir avec la précarité, pour en finir avec 30 années qui ont abouti à enfermer notre génération dans le chômage au nom des profits. C'est la meilleure garantie pour la simple et bonne raison que l'humain d'abord est la fois notre objectif comme notre méthode. C'est la meilleure des garanties car avec cette campagne du FDG, ce sont les jeunes eux mêmes qui décident des choix qui les concernent.

En élisant un maximum de députés du FDG demain à l'assemblée nationale, c'est en effet la garantie que ce soit le peuple, les jeunes qui reprennent le pouvoir pour de nouvelles conquêtes. Une page nouvelle peut s'ouvrir pour notre avenir, pour cela, il faut le débarrasser de Le Pen et Sarkozy.

22 avril 2012 - Ulysse
Décès de Janine Jambu

C'est avec stupeur et vive peine que nous apprenons la mort de Janine Jambu.

Née en 1942, elle s'engage très jeune dans le combat émancipateur, profondément révoltée par les injustices d'un monde où l'exploitation capitaliste écrase jusqu'à la dignité humaine. Fille des classes populaires, elle est déterminée à lutter et rejoint précocement le mouvement communiste. Elle milite activement au sein des organisations de jeunesse, singulièrement l'Union des jeunes filles de France (UJFF). En effet, si le capitalisme barbare la choque, la domination patriarcale ne heurte pas moins la jeune militante, engagée pour toujours pour la cause de l'égalité humaine, égalité qu'elle n'entend pas sans l'égalité hommes-femmes. Au sein de l'UJFF, elle participe à faire vivre le combat politique parmi les jeunes filles et, dans le même temps, elle concourt à la formation de nombreux cadres femmes qui donneront au PCF sa méconnue singularité politique : c'est le parti qui comptera le plus de dirigeantEs et de députéEs, en grande part grâce à l'action de l'UJFF. Les raisons qui avaient mené à la création de l'UJFF par Danielle Casanova dans l'élan du Front populaire s'étant estompées dans les années 1970 avec l'évolution des mœurs et des mentalités, Janine Jambu militera pour la fusion de l'UJFF et de l'Union des jeunes communistes de France pour faire un grand MJCF mixte. C'est chose faite en 1974.

Elle poursuit alors son combat au sein du Parti communiste français et deviendra maire de Bagneux pendant près de vingt ans, de 1985 à 2004, puis conquerra la circonscription législative en 1993 avant que Marie-Hélène Amiable (PCF) ne lui succède en 2007.

Pour Pierric Annoot, secrétaire général du MJCF, « avec Janine Jambu, c'est une figure vive du communisme français qui nous est précocement arrachée. Militante déterminée et courageuse en lutte contre toutes les injustices – économiques, sociales comme de genre –, Janine Jambu qui fut une dirigeante de l'UJFF avait gardé une vive attention pour la jeunesse. Elle vit dans nos mémoires et son combat avec nous. »

Le MJCF adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances.

19 avril 2012 - Ulysse
Signez la pétition de soutien pour le trésorier du MJCF du Rhône incarcéré depuis le 5 mars
Le parquet de Saint-Étienne choisit l'incarcération d'un condamné libre, au détriment de sa réinsertion. Communiqué de l'OIP (Observatoire International des prisons).

Le 5 mars dernier, Antoine D.* a été incarcéré sur décision du parquet de Saint-Étienne dans le cadre de l'exécution d'une peine aménageable. Le Procureur allègue d'une obligation réglementaire alors que les textes lui permettaient de ne pas procéder à une incarcération socialement nocive.

En 2008, alors qu'il était mineur, Antoine D. avait été condamné par le tribunal pour enfants de Saint-Étienne à une peine de 4 ans de prison, assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve, comportant les obligations de suivre une scolarité et d'indemniser les victimes de ses délits. Aujourd'hui, Antoine est âgé de 22 ans. Il est titulaire d'un baccalauréat littéraire et vit avec sa compagne depuis plus d'un an. Il a occupé plusieurs mois le poste de réceptionniste dans un hôtel lyonnais, notamment pour financer ses études. Depuis septembre dernier, il est inscrit en première année de droit à l'Université Lyon II, où il suit les cours avec « assiduité » selon une attestation de plusieurs enseignants. Il vient de passer ses examens de mi-semestre. Il s'investit dans la vie associative de la faculté et avait présenté, pour l'année en cours, sa candidature pour siéger au conseil d'administration de l'établissement. A côté de ses études, il occupe également le poste de trésorier au sein d'une organisation politique.

Le 5 mars 2012, Antoine était convoqué à l'hôtel de police de Lyon pour une simple « notification de jugement ». Arrivé sur place, il était « retenu » puis conduit à la prison de Lyon quelques heures plus tard pour y être écroué. Cette incarcération a été décidée par le parquet de Saint-Étienne, qui a fait le choix de mettre à exécution en prison un arrêt de révocation partielle du sursis avec mise à l'épreuve de l'intéressé. Cet arrêt avait été prononcé le 4 janvier 2012 par la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Lyon, qui avait relevé « qu'en s'abstenant (...) de faire connaître sa nouvelle adresse » au juge de l'application des peines pendant deux années, Antoine « a violé les obligations dont il était débiteur » dans le cadre de sa condamnation initiale. Cependant, prenant acte de la situation personnelle de l'intéressé à la date du jugement, la Cour limitait la révocation « à un quantum aménageable de deux années » afin de « ne pas entraver sa réinsertion ». Il appartenait ensuite au parquet de Saint-Étienne de mettre à exécution cette décision. Celui-ci n'a pas entendu l'appel du pied de la Cour pour que la peine soit directement aménagée, et préféré une incarcération, faisant fi de la situation individuelle d'Antoine.

Pour justifier l'opportunité de la décision de ses services, le procureur expliquait à l'OIP, le 29 mars dernier : « nous sommes obligés de mettre à exécution » les mesures de révocation de sursis car ces mesures « sont exécutoires par provision », c'est à dire que « ça s'exécute tout de suite et ça déroge à toutes les autres règles » qui favorisent l'aménagement des peines d'emprisonnement inférieures ou égales à deux ans. Or, l'article D. 147-16-1 du code de procédure pénale visé par le magistrat permet pourtant au parquet de ne pas procéder à l'incarcération « si la situation particulière du condamné le justifie ».

Du fait de sa détention, Antoine a du interrompre ses études et l'ensemble de ses activités. Actuellement incarcéré à la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône où il a été transféré, Antoine explique, dans un courrier à l'OIP : « j'ai mis tellement de force et d'énergie à ma réinsertion, baccalauréat, études supérieures, travail afin de payer les frais d'études, que cette condamnation ne me prive pas seulement de liberté mais d'avenir et d'espoir ».

L'OIP rappelle : – que la loi prévoit que « les peines sont aménagées avant leur mise à exécution (...) si la personnalité et la situation matérielle, familiale et sociale du condamné ou leur évolution le permettent » (art. 707 du CPP) et que « les personnes non incarcérées, condamnées à une peine inférieure ou égale à deux ans de prison (...) bénéficient, dans la mesure du possible et si leur personnalité et leur situation le permettent » d'un aménagement de leur peine (art. 723-15 du CPP) ; – que le Conseil constitutionnel a élevé au rang de principe constitutionnel l'individualisation des peines (décision n° 2010-6/7 QPC du 11 juin 2010) ; – que le garde des Sceaux a récemment demandé aux magistrats du parquet « de favoriser le prononcé de mesures d'aménagement de peine lorsque la personnalité et la situation des condamnés le permettent » (circulaire du 8 mars 2012 relative aux instructions générales de politique pénale, voir également les circulaires du 12 mai 2011 et du 29 septembre 2009).

* Le prénom a été modifié.

Lien vers la pétition : http://www.petitionduweb.com/voirpe...

Envoyez vos dons pour sa défense et vos lettres de soutien au 87 rue Montesquieu 69007 Lyon.

19 avril 2012 - Orga
Les jeunes privés de parole et téléguidés vers Le Pen. Halte à l'imposture !
La semaine dernière, un quotidien national du soir (Le Monde) titrait que la présidente du FN serait en tête des intentions de vote chez les jeunes. Après les ouvriers, voici une autre catégorie du peuple qu'on jette aux bras du parti frontiste !

L'ANACEJ (une association d'éducation populaire qui travaille sur les comportements politiques des jeunes notamment dans les conseils de jeunes) a demandé une étude de l'échantillon en question à la Commission des sondages.

Celle-ci a réclamé un rectificatif dans le même quotidien, apportant quelques précisions au sondage : le journal cite les intentions de vote des 18-24 ans alors que l'enquête portait sur les 18-29 ans. L'échantillon de 18-24 représentant 200 personnes interrogées (soit un faible échantillon), la marge d'erreur est plus grande. La commission déclare ainsi que le journal « n'a pas respecté cette règle de prudence ».

A quoi joue donc « le journal de référence » ? Il existe des sondages réguliers sur les intentions de vote des jeunes qui placent la candidate du FN à un score hélas trop élevé mais jamais en première position. Pourquoi la progression de Jean-Luc Mélenchon (dix points en trois mois chez les jeunes) n'a-t-elle pas été soulignée ? Pourquoi ne pas dire que l'écrasante majorité des jeunes ne vote pas Marine Le Pen ?

Soutien déclaré de François Hollande, ce journal préfère certainement ressortir le vieil argument du vote utile, participant à une campagne vide de contenus et loin des aspirations populaires. Pire, elle n'est que mépris quand assigne des populations à un candidat. Les jeunes, en plus d'être les grands absents de la campagne, n'y font irruption que pour être présentés comme désorientés (pour ne pas dire écervelés) et extrémistes.

Loin de ces mensonges officiels, il existe une colère chez les jeunes due à leurs conditions d'existence (un sur cinq sous le seuil de pauvreté) et à des discours qui les humilient quotidiennement. Plus que jamais, l'exigence de reprendre le pouvoir dans la rue et dans les urnes pour casser cette spirale infernale s'impose.

17 avril 2012
Libération pour Kamal et tous les ressortissants français retenus en Israël !!!Liberté pour tous les prisonniers politiques palestiniens !!!
Le gouvernement israélien continue sa politique de rétorsion et de répression vis-à-vis de la solidarité internationale qui s'exerce à l'égard du peuple palestinien et des progressistes israéliens. Encore une fois, le gouvernement israélien bafoue toutes les règles internationales et utilise la force contre ceux qui viennent délivrer un message de paix et cherche une solution juste et durable à ce conflit. Le pire, c'est que le gouvernement israélien n'en n'est pas à son coup d'essai, devant une « communauté internationale » qui ne veut rien voir.

Comment ne pas se souvenir qu'en 2010, 9 passagers du Mavi Marmara ont été tués par l'armée israélienne, dans les eaux internationales (rappelons-le), alors qu'ils se rendaient à Gaza pacifiquement pour « briser » le blocus. L'année dernière, la deuxième flotte pour Gaza, a été bloqué à Athènes. Régulièrement depuis des années, des militants qui souhaitent se rendre sur place sont bloqués dans les aéroports internationaux en amont. La semaine dernière, des participants à la conférence de solidarité à Bil'in ont été agressés. Aujourd'hui, des militants qui souhaitaient dans le cadre de l'opération « Bienvenue en Palestine » pour inaugurer une école à Bethléem sont actuellement en centre de rétention (quand la majorité des participants n'ont pu prendre leurs avions).

Nous condamnons les arrestations dans les aéroports français et israéliens menées à l'encontre de militants soutenant la cause palestinienne. Est-il normal, que les aéroports et des compagnies aériennes françaises et européennes se fassent les serviteurs zélés de la politique répressive du gouvernement israélien ? Pour quels motifs, les services de police recueillent des informations sur des militants et privent ensuite ces derniers de leur liberté de circulation ?

Nous exigeons la libération de tous les participants de cette opération et particulièrement celle de Kamal, compagnon de route des Jeunes Communistes de l'Ain et militant de la solidarité internationale ! Nous exigeons de l'État français qu'il intervienne énergiquement auprès des autorités israéliennes pour faire libérer tous les ressortissants français et leur garantir la liberté de circuler.

Les jeunes communistes continueront le combat pour une paix juste et durable en Palestine, pour le respect du droit international à commencer par le démantèlement des colonies, du mur, la fin du blocus de Gaza, que le droit au retour des réfugiés soit enfin appliqué et que Jérusalem-Est soit rendu aux Palestiniens et devienne la capitale de l'État palestinien.

Et aujourd'hui 17 avril, journée des prisonniers politiques palestiniens, nous réaffirmons que nous nous battrons avec la même énergie pour obtenir la libération du député Marwan Barghouti et des 4.500 prisonniers toujours enfermés dans les geôles israéliennes, que celle que nous avons mises pour obtenir celle de Salah Hamouri, dont nous fêterons l'anniversaire au Cabaret sauvage le 25 avril prochain (http://web.anixy.com/concert_resist...).

17 avril 2012
Jeunes en soldes : le patronat l'a réclamé, Sarkozy et Pôle Emploi l'ont fait !
Nous avons reçu par une de nos sources, une publicité de Pôle emploi incitant à l'embauche de jeunes. Le message est clair : allez-y, c'est quasiment gratuit ! Embauchez à petit prix les jeunes et tirer l'ensemble des salaires vers le bas !

Intitulé « Zéro charges », la publicité montre les « opportunités » d'embaucher un jeune de moins de 26 ans avec un salaire inférieur à 1,6 fois le SMIC ! Le président-candidat n'attend décidément pas l'élection pour faire passer ses mesures et fait des cadeaux de fin règne au patronat. Voilà l'insertion professionnelle et la valeur-travail pour lui : des jeunes payés au lance-pierre à long terme. Surtout, les exonérations de cotisations sociales n'ont jamais inversé la courbe du chômage et assèchent les ressources des systèmes de solidarité.

S'inscrivant dans la droite ligne du discours dominant sur le « coût du travail », cette proposition est du pain béni pour le patronat qui réclame des travailleurs toujours plus précaires. Pôle emploi lui sert cette demande sur un plateau.

Alors que le chômage des jeunes a connu une forte hausse en 2011, il faut une vraie politique de l'emploi orientée vers les besoins des demandeurs d'emploi. La loi-cadre pour les jeunes des députés communistes et du Front de gauche répond à cette urgence tout en transformant radicalement les politiques d'emploi : renforcer le Pôle emploi en créant massivement des postes pour un réel suivi des chômeurs, créer un statut pour les apprentis avec une rémunération juste et une promesse d'embauche à la fin des études, allocation d'accès au premier emploi et de retour à la formation pour que les jeunes puissent choisir le métier qui leur convienne.

Ces propositions, en renforçant le pouvoir des travailleurs, sont une alternative au chômage entretenu par le patronat et la droite. À nous de le faire entendre dans les urnes dès le 22 avril en votant Jean-Luc Mélenchon !

À nous de harceler Pôle emploi et son service marketing pour que cette publicité disparaisse au plus vite à l'adresse suivante : dir.marketing pole-emploi.fr

17 avril 2012 - Bourvicon
Raymond Aubrac, Pierric Annoot. Comme hier, la résistance est la jeunesse du monde
C'est avec une immense tristesse que nous avons appris la disparition de Raymond Samuel, dit Raymond Aubrac, l'une des plus grandes figures de la Résistance française et des luttes anti-coloniales. Nous reproduisons, ci-dessous, un entretien entre Raymond Aubrac et Pierric Annoot, Secrétaire Général du MJCF. Les jeunes communistes présentent toutes leurs condoléances aux enfants de Raymond.

Pierric Annoot, vingt-huit ans, secrétaire national du Mouvement des jeunes communistes de France, dialogue avec Raymond Aubrac (Raymond Samuel), quatre-vingt-dix-sept ans, engagé dans la Résistance en 1940. Résistance, ce mot a-t-il toujours autant de sens pour les jeunes ?

Pierric Annoot. Les jeunes ont besoin de résister. Plus que toute autre, notre génération, celle des années 2000, symbolise le grand bond en arrière libéral, au niveau de la précarité, du chômage, de l'accès à l'éducation…

Raymond Aubrac. Je partage les sentiments que vous exprimez. Par certains côtés, au moment de l'Occupation allemande, du régime de Vichy, c'était plus dangereux mais plus facile. Nous avions des ennemis clairement identifiés  : celui qui occupait le pays et celui qui collaborait.

Pierric Annoot. Les politiques de la droite, voire d'inspiration d'extrême droite, ont durement marqué l'époque actuelle. Mais il y a tromperie  : d'un côté, Sarkozy cherche à instrumentaliser la mémoire résistante – on l'a vu en 2007, quand il a fait lire la lettre de Guy Môquet  ; de l'autre, il pratique une politique de discrimination à l'égard des plus faibles, fait la chasse aux sans-­papiers, aux Roms, etc. Ce que les jeunes «  mobilisés  » retiennent par rapport à la période que vous avez vécue dans votre jeunesse, c'est de ne pas s'habituer à l'indifférence. C'est sur l'indifférence que prospèrent les plus grands des malheurs.

Raymond Aubrac. Les valeurs, auxquelles nous croyions il y a soixante-dix ans, et celles auxquelles vous croyez aujourd'hui, sont les mêmes  : celles de la République. Je rencontre des jeunes, dans les collèges, les lycées… Je connais assez bien la mentalité que vous avez soulignée, et les inquiétudes que je partage. Comme nous avons réagi il y a soixante-dix ans, les jeunes doivent lutter contre ces injustices.

Au moment de l'Occupation, quand on décidait d'entrer en résistance, on prenait des risques. Mais quand on les acceptait, on pensait que cela pourrait servir à quelque chose. On désobéissait en gardant en tête ce sentiment d'utilité. C'était le socle à partir duquel l'engagement était possible. Ceux qui s'engageaient avaient confiance en eux. Cela reste vrai pour les jeunes de votre génération. Certains ont des conditions de vie très difficiles. Ils pensent qu'ils n'ont pas d'avenir, ils n'ont pas le sentiment que la société les attend. Je leur dis  : «  Si vous baissez les bras, vous n'avez aucune chance de vous en tirer.  » Il y a soixante-dix ans, les jeunes n'ont pas baissé la tête, ils se sont battus et ils ont eu raison.

Pierric Annoot. Même si un ennemi n'est pas identifiable au premier abord, les causes de mobilisation existent. Je me suis engagé à la JC au moment de la campagne présidentielle de 2002. Avec Le Pen au second tour, il y eut un raz-de-marée de jeunes dans les rues de France. Pareil contre la guerre en Irak, le CPE ensuite… La jeunesse est sensible à la préservation de certaines valeurs. Elle est capable de fortes réactions face aux injustices. C'est sûr, c'est plus difficile de lutter contre le capitalisme déshumanisé  : l'ennemi est loin, mondialisé, mais en même temps présent dans la vie de tous les jours. Un des défis, c'est de donner à voir les perspectives de changement. Les jeunes sont tellement noyés dans la précarité que ceux qui se mobilisent sont rarement les plus touchés. On vole l'avenir de la jeunesse. Une bonne nouvelle cependant  : le mouvement des Indignés, les révolutions arabes… On est peut-être devant une nouvelle page de l'histoire en train de s'écrire.

Raymond Aubrac. Le mouvement n'est pas à la hauteur de la situation. Les mobilisations ne vont pas très vite. En partie parce que l'adversaire n'est pas identifiable mais ce n'est pas tout. Que fait la famille politique que l'on peut considérer comme l'adversaire de progrès  ? Elle essaie d'orienter la colère des jeunes – et des autres – vers des boucs émissaires. C'est la politique du Front national, et d'une partie de la droite, de désigner auparavant les juifs, aujourd'hui les Arabes, ailleurs les Turcs, ou d'autres minorités. Dans la Résistance, on ne souciait pas de l'origine de nos camarades. On était très solidaires, prêts à prendre des risques pour eux sans connaître leur origine, leur religion… On n'aurait pas accepté l'ombre d'une trace de discrimination comme celle que veulent nous imposer le FN et une partie de la droite. Au-delà de ce combat pour les valeurs de la République, il faut proposer des solutions. Je passe mon temps dans les écoles à expliquer ce qu'était le programme du Conseil national de la Résistance. Les gouvernements récents ont tenté d'effacer les avancées sociales, économiques du CNR, mais il ne suffit pas de combattre cet effacement. Les propositions concrètes manquent. J'ai écouté les débats de la primaire socialiste. Ils étaient de bonne tenue, mais avec un déficit énorme  : l'avenir. On se concentre sur 2012, mais qui essaie de nous dire ce que sera la France en 2025  ? Quand on parle aux jeunes, il faut les amener à réfléchir au-delà de 2012.

Pierric Annoot. Est-ce que les valeurs républicaines mobilisent encore la jeunesse  ? Je pense aux événements de 2005 dans les quartiers populaires (de Clichy-sous-Bois) où des gymnases, des administrations, des écoles ont été cassés ou brûlés. Une partie de la jeunesse assimile la République à l'institution qui exclut. Autant le triptyque Liberté, Égalité, Fraternité, ça leur parle, autant la République en tant qu'institution est identifiée comme ce qui provoque leurs difficultés.

À la lumière de la crise actuelle, il y a une profonde prise de conscience que les inégalités dans la répartition des richesses, l'exploitation, le chômage, notamment depuis 2008, sont dus au système capitaliste. On nous a seriné pendant des années qu'il n'y avait plus d'argent pour financer la Sécurité sociale, les services publics, la retraite, tous les éléments du programme du CNR, et Sarkozy a trouvé des milliards d'euros pour sauver les banques. Voilà un épisode qui a marqué la jeunesse. Les choses bougent dans les consciences.

Raymond Aubrac. Les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas différents de ceux d'hier  : ils refusent les injustices. Mais pour qu'ils aient des chances de gagner, il faut qu'ils organisent le combat. Les valeurs de la République que vous dites remises en question, je les pense solidement ­ancrées dans les esprits. Si vous prenez Liberté, Égalité, Fraternité, ces trois mots ne sont pas au même niveau. Les deux premiers se règlent par les lois et les règlements de la société. La fraternité n'est ni dans les lois ni dans les règlements. ­Préférons-lui celui de solidarité. C'est la solidarité qui m'a permis de combattre et qui m'a sauvé la vie. Toute atteinte claire à l'encontre de la liberté et de l'égalité peut être relevée et combattue. Les manquements à la fraternité sont plus insaisissables.

Propos recueillis par 
Grégory Marin

Article original : http://www.humanite.fr/politique/ra...

11 avril 2012 - Ulysse
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