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Sarkozy et les médias
Un reportage réalisé par la TSR ( Télévision Suisse Romande ), censuré en France.
25 août 2010 - antoninp
Programme de notre stand sur la Fête de l'Humanité

Vendredi 10 septembre

- 16h, Kafou et Djoü : folk, nouvelle scène française

- 17h30, Les Jesus Brothers : rock ; influences Santana, Pink Floyd, Stooges…

- 19h, Darmen : rap engagé

- 20h30, Full Delbor et les Croks : hip-hop, ska-punk

- 22h, DJ Struck B et ami maxou

Samedi 11 septembre

- 16h, Garage Lopez : punk-rock

- 17h30, The Naked Invaders : électro-pop, expérimentale

- 19h, Irokai : rap engagé

- 20h30, Les Jesus Brothers : rock ; influences Santana, Pink Floyd, Stooges…

- 22h, DJ Benoît Bovis

18 août 2010 - antoninp
Bienvenue dans ma tribu : des anthropologues sur le pied de guerre
ONG, anthropologues, avocats... créent un collectif "Action contre Bienvenue dans ma tribu", pour dénoncer le concept et tenter de faire supprimer l'émission. Article du Nouvel Observateur

Les anti-”Bienvenue dans ma tribu” s'organisent. Le CSA devrait bientôt se pencher sur la dernière émission de la société de production d'Alexia Laroche-Joubert, “Bienvenue dans ma tribu”, qui fait grincer des dents. Notamment celles de Jean-Patrick Razon, directeur de l'antenne française de “Survival international”, une association de défense des peuples indigènes, et de différents spécialistes de ces tribus dont certains dénoncent des manipulations et des commentaires aux relents post-colonialistes dans une enquête de TéléCinéObs paru ce jeudi 5 août. Un Collectif “Action contre Bienvenue dans ma Tribu”

Partant de sa propre indignation à la vue du premier volet de l'émission, un élève en anthropologie, Samuel Montigaud, s'est érigé en porte-parole des anti-”Bienvenue dans ma tribu”, et a décidé de “d'engager une action pour faire retirer de l'antenne ce programme que TF1 qualifie de ‘magazine'”.

Ancien étudiant au Muséum national d'Histoire naturelle il reproche à la production et à TF1 d'”utiliser des termes faux” pour qualifier leur programme, qui selon lui, “véhicule de fausses idées et des clichés sur ces tribus”. Mais c'est sur le concept même de l'émission, qu'il compte, en tant que coordinateur de l'Action contre “Bienvenue dans ma tribu”, saisir le CSA afin de faire retirer de l'antenne de TF1 le ‘magazine' et contrer la diffusion d'éventuelles prochaines saison de la téléréalité.

Un dossier pour saisir le CSA

Il rédige actuellement en ce sens une convention afin de créer un collectif dénonçant “une farce”, “des mise en scène dans les tribus”, qui vont à l'encontre de la promotion faite par la production, et ce en s'appuyant notamment sur les témoignages des ethnologues et ONG avec lesquels s'est entretenu TélécinéObs. Il est, par ailleurs, à la recherche d'autres témoignages de personnes présentes lors du tournage pour apporter des pièces concrètes à présenter au CSA étayant ses accusations.

Le soutien de l'ONG ICRA

Samuel Montigaud peut d'ores et déjà compter sur le soutien de plusieurs anthropologues de renom, et de l'avocat de la téléréalité Maître Jérémie Assous. L'ONG ICRA (Mouvement de solidarité avec les peuples autochtones), qui a déjà envoyé un courrier de protestation contre le programme de TF1 au CSA, vient également de le rejoindre, et avec elle peut-être bientôt tous les partenaires de l'ONG, a assuré l'ethnologue Patrick Bernard, co-fondateur d'ICRA.

La production nie toute mise en scène

De son côté, ALJ production se défend de toute mise en scène. “On a jamais menti(…) Il n'y a pas de mise en scène”, a déclaré le producteur en charge du projet Christophe David, interrogé par Teleobs.com. “Nous n'avons pas l'impression d'avoir trahi ces tribus. Nous avons filmé une réalité. (...) Nous étions dans le partage et la rencontre entre deux cultures. Mais nous n'avions pas l'ambition, ni la prétention de faire de l'anthropologie”, a-t-il encore commenté.

TF1 se dit, quant à elle, “étonnée” d'une telle initiative. “Nous ne nous y attendions pas. Nous avons travaillé avec des fixeurs et des ethnologues sur place”, affirme le service de presse de la chaîne qui ne souhaite pas faire plus de commentaire tant qu'elle n'a pas été contactée par le collectif d'Action contre “Bienvenue dans ma tribu”.

L'émission filme trois familles françaises immergées pendant trois semaines dans trois tribus, celle des Surmas en Ethiopie, celle des Zàparas en Amazonie, et celle des Papous en Nouvelle Guinée. Diffusée tous les mardis en seconde partie de soirée sur TF1 depuis le 13 juillet dernier, l'émission compte six épisodes et arrive bientôt au terme de cette première et peut-être dernière édition française. Si le concept enregistrait autour de 30 % de Pda dans les divers pays où il a été adapté, sur TF1 la meilleure audience n'a atteint que 22 % de Pda.

Charlotte Clidi

Les ONG souhaitant rejoindre le Collectif peuvent contacter le coordinateur Samuel Montigaud par mail (s.montigaud@gmail.com).

10 août 2010 - antoninp
J'espère que vous lirez cette lettre…

Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d'un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d'une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l'Elysée ou ceux du Quai d'Orsay – j'espère que vous lirez ma lettre.

Dans l'un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.

Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l'égalité des droits humains et refuse absolument d'établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l'origine, la religion, etc.

Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d'appliquer le droit international.

Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n'était pas que, lui, fasse, ce qu'il devrait faire pour cela mais qu'en plus de l'injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d'humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d'occupation.

Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d'occupation ou de collaboration ?

Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n'en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.

Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j'ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C'est mon droit que de la refuser.

Dans ces conditions il n'est pas pensable une seule minute, qu'en plus de tout cela que je subis, j'en vienne à « regretter » ou à « m'excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d'occupation.

Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Bien à vous,

Salah Hamouri Prison de Guilboa Section 4 Le 14 juillet 2010

4 août 2010 - antoninp
Où étaient les médias ?
Traduction d'un article du journal mexicain "La jornada" du 20 juillet, de Patricia Muñoz Ríos, traduit par Antonio

Un accord entre le gouvernement mexicain et le Syndicat mexicain des électriciens (SME) a mis fin vendredi la grève de la faim observée depuis 90 jours par 14 salariés licenciés de l'ex-compagnie d'électricité de la capitale, fermée par décret du gouvernement fédéral.

La compagnie d'électricité publique Luz y Fuerza, qui approvisionnait les 20 millions d'habitants de l'agglomération de Mexico, avait été fermée par décret le 11 octobre 2009. Ses 44.600 salariés avaient été licenciés, et son marché confié à la Compagnie fédérale d'électricité, qui fournit l'ensemble du pays.

"Hier matin, le travailleur en grève de la faim Miguel Ángel Ibarra Jiménez a été victime d'une syncope cardiaque ; il s'est effondré devant sa femme et ses enfants lors d'une conférence de presse dans le campement du Syndicat Mexicains des Electriciens [installé sur le Zócalo, la place du centre historique de la ville de Mexico, ndt], durant laquelle l'ingénieur Cayetano Cabrera [autre travailleur en grève de la faim, ndt], bien qu'ayant des difficultés respiratoires, a lu une lettre dans laquelle il demandait a être reçu par le président Felipe Calderon.

"Si le président nous refuse le droit d'audience, il sera responsable des conséquences sur notre santé et notre vie, parce que c'est lui qui nous a mis dans cette situation", a indiqué Cabrera, qui en est à son 86ème jour de jeûne.

La situation est devenue dramatique dans le campement ce lundi, quand l'ingénieur Cayetano Cabrera avait à peine fini de parler et que commençait la séance de questions lorsque tout d'un coup Ibarra, qui totalisait hier 82 jours de jeûne, s'est effondré et a cessé de réagir. Ses trois jeunes enfants -deux filles et un garçon-, sa femme et sa mère, qui était allé lui rendre visite, ont commencé à fondre en larmes.

Le docteur du SME, Alfredo Verdigel, lui a immédiatement fourni du sérum et de l'oxygène ce qui l'a fait réagir, pendant que la famille du travailleur se serrait dans leurs bras. Revenu à lui, il a déclaré qu'il ne quitterait pas le campement, qu'il resterait jusqu'aux dernières conséquences ou bien jusqu'à ce que son emploi lui soi recouvré.

Dans tout le campement on apercevait des visages d'inquiétude et d'anxiété, pendant que le docteur Verdiguel informait que l'électricien Ibarra, âgé de 41 ans, venait de souffrir une syncope cardiaque et qu'il était très faible, puisqu'il souffre d'une crise d'hypoglycémie et qu'il a perdu 21 kilos et en pèse maintenant 48.

La Carte que Cabrera a dirigée au Président précise qu'il est en grève de la faim depuis 86 jours et qu'il se sent en « très mauvais état de santé », mais qu'il est déterminé à continuer jusqu'à « ce que ce gouvernement récupère les emplois des 44 000 travailleurs qui ont été licenciés illégalement."

"Le président est le seul qui puisse résoudre ce conflit. C'est pourquoi dès maintenant et publiquement je demande au président Felipe Calderón qu'il nous [les grévistes de la faim] reçoive à Los Pinos [siège du pouvoir exécutif], avec notre Secrétaire Général et le Comité central de notre syndicat.

"Si le Président ne peut pas faire suite à cette demande pour résoudre ce conflit de façon politique, il sera l'unique responsable de ce qui m'arrive ainsi que de la vie de mes camarades en grève de la faim."

31 juillet 2010 - antoninp
1965

Cela fait aujourd'hui, samedi 31 juillet 2010, 1.965 jours que Salah Hamouri est en prison en Israël. Il n'a commis aucun crime, aucun délit. Il a écopé de 7 ans de prison pour une « intention » supposée. Une « intention »… C'est un tribunal militaire israélien d'occupation qui l'a condamné à cette lourde peine, lui qui n'avait que 20 ans à l'époque. Un tribunal militaire d'occupation : le contraire d'un Etat de droit.

8 ans de prison, c'est la peine de prison décidée pour soldat israélien qui a abattu, d'une balle en plein front, un jeune pacifiste britannique de 22 ans. Il sera libéré, par une décision de « remise de peine », prise par une « Commission militaire » ad hoc, dans un mois. Il n'aura effectué que 6 ans et demi de prison pour un meurtre. Il n'a présenté aucune excuse ou regret. Non, il sera libre car c'est un militaire israélien.

Grâce aux efforts multiples et divers de tous, Madame Denise Hamouri a enfin été reçue par le principal conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte. Mais toujours pas par le Président qui ne prononce jamais son nom. Jamais.

C'est totalement insupportable et c'est cela qui explique notre ténacité et notre obstination : nous voulons la justice et donc la libération de Salah. Il a été mis en prison pour des raisons uniquement politiques. Il en sortira par la politique à condition qu'au sommet de l'Etat on agisse avec fermeté vers les autorités israéliennes. C'est peu dire que nous n'avons aucune preuve qu'il en est ainsi. Pourtant les contacts sont nombreux entre le Président et Netanyahu.

Sa libération étant suspendue à des initiatives politiques marquantes et adaptées de la France, il nous faut redoubler d'efforts car « là-haut » on pense nous décourager devant leur silence et nous démobiliser.

Ils nous connaissent mal : les droits de l'homme ne sont pas négociables ni à géométrie variable. Ils sont à défendre partout ou bien ils ne sont pas. Ce n'est donc pas fini. Notre combat pour la justice ne se terminera qu'une fois Salah sera libéré. Avant les 7 ans requis.

Que donc se multiplient les initiatives pour expliquer la situation de Salah. Et exiger sa libération. Que de nos voix multiples et nombreuses nous portions cette exigence et cela deviendra politiquement « intenable » pour l'Elysée.

Liberté pour Salah Hamouri !

31 juillet 2010 - antoninp
Evacuation de familles sans logement à la Courneuve

En bas de la tour Balzac, dont ils ont été expulsés, des familles, des femmes et des enfants sans logement sont évacués par des CRS.

Ce campement s'était installé à la suite de l'expulsion des ménages qui occupaient depuis un an la barre Balzac, vouée à la démolition, et qui avaient refusé d'être dispersés dans des hôtels pris en charge pour 3 nuits seulement. La Préfecture n'avait pour l'instant pas voulu organiser de négociations, posant comme condition préalable à la tenue d'une table ronde avec la Mairie de La Courneuve et l'OPH-93, propriétaire de l'immeuble, la levée du campement.

L'expulsion a mené à l'interpellation de l'ensemble des ménages présents sur place (environ 120 personnes), conduits dans différents commissariats de Seine-Saint-Denis, et au placement immédiat en garde à vue de JB Eyraud, porte-parole de Droit Au Logement.

Le Préfet Lambert, qui avait promis « tous les jours, des actions de police contre le trafic et les trafiquants » dans le 93, s'en prend en réalité aux mal-logés et aux associations qui les soutiennent. Il tente ainsi d'empêcher leur mobilisation après avoir accéléré le rythme des expulsions depuis son arrivée dans le département sans jamais prévoir le moindre relogement.

31 juillet 2010 - antoninp
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