| Suppressions de postes, de filières et chasse aux sans-papiers, ça suffit!
La crise financière, qui est devenue celle de la société, est le prétexte pour le gouvernement et les grands patrons du CAC 40, de continuer la politique du tout pour les riches et les banquiers, qui nous ont amené au bord du gouffre. On nous vends les causes du mal comme le remède! L’austérité, c’est donc les fermetures de filières et l’allongement du temps de transports pour aller en cours, c’est une orientation ou nous n’avons pas le choix et ou la peur du chômage est partout, c’est des moyens en moins pour étudier! |
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C’est aussi la chasse aux étrangers: le ministre de l’Intérieur qui se félicite de 32 000 expulsions en 2011, c’est expulser elfride, sandra, dorine ou encore mahmod, sous prétexte que les « immigrés » sont responsable du chômage et de l’échec scolaire. Le discours de la haine du Front national est partout. En lien avec la journée d’action à l’appel de plusieurs organisations syndicales,
les jeunes communistes appellent les lycéens à se rassembler devant les lycées avec leurs enseignants à 10h30, pour se retrouver ensuite devant la préfecture des Yvelines à 11h30, avenue de Paris.
30 janvier 2012 - redacteur| Ces derniers mois ont été marqués par une multiplication des interviews et prises de positions du Front National. Cette banalisation de l’extrême droite à de quoi laisser perplexe.
En Effet, au dire de son leader et des différents médias, le Front National serait devenu un parti comme un autre sur les champs politique, ne se référant plus aux thèses xénophobe et populistes |
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Pourtant, au delà des paroles alléchantes : défense des salariés, lutter contre une « classe politique corrompue », sortir de la subordination aux instances internationales…il y a les véritables objectifs. En effet, le but de l’extrême droite est clair et le même qu’à sa création : diviser les travailleurs et le peuple pour mieux servir les riches.
Le programme de ce parti nous permet de voir sa vrai nature : « rétablissement de la peine de mort », « suppression du droit du sol » et du « regroupement familial » mais aussi « une loi cadre qui instaurera à terme l’obligation d’un déficit structurel égal à zéro » soit une asphyxie des dépense publiques, ou encore mettre à bas la Sécurité Sociale en « Supprimant l’AME (Aide médicale d’état) »…
Suppression du droit à l’avortement : comeback au siècle des faiseuses d’anges !
Hier encore, lors d’une interview sur rue89 la candidate à la présidentielle s’en prenait au planning familial. En plaidant pour un déremboursement de l’IVG et la mise au pas le Planning familial, ce « centre d’incitation à l’avortement », « en lui donnant des instructions », c’est bien d’une santé à deux vitesses dont il est question. En effet dans le monde de Marine, les riches pourraient disposer de leurs corps puisqu’ils en auront les moyens, les pauvres quant à eux n’auront qu’à « assumer » ! La politique de « Préférence nationale » : Faire payer les immigrés plutôt que le patronat !
Idem sur sa politique de « préférence nationale ». Si elle se défend que cette politique soit « une sorte de mesure ethnique » c’est bien une vraie fausse solution qui nous est proposer. En effet, si elle constate que la pénurie de logement ou l’augmentation du chômage est un véritable problème, c’est sur les immigrés qu’elle fait peser la responsabilité. Or quand est-il des grandes entreprises qui cette année encore ont empoché des bénéfices record ? La solution ne serait-elle pas d’aller chercher l’argent là ou il existe au lieu de réduire toujours plus le nombre de personnes ayant accès aux droits les plus fondamentaux que sont ceux à la santé, à un emploi stable et à un logement décent ?
La France de la division, voila le programme du FN !
Une France des jeunes contre les personnes âgées, des immigrés contre les « vrais » français, des personnes ayant une « moralité » et celles n’assumant pas leurs actes, celles de l’ordre contre celle des délinquants…Pourtant derrière cette rhétorique bien huilée on essaye de nous faire oublier l’essentiel. Si il y a bien une division en France c’est celle qui existe entre ceux devant ramer toujours plus pour vivre, financer leurs études, subvenir a leur besoins, ceux de leur famille et ceux n’ayant aucun scrupule à s’en mettre pleins les poches sur notre dos. Rien a changé dans le programme du Front National et Marine est là pour défendre les siens : une caste de millionnaires et de grands patrons, moins d’impôts pour les riches et moins de droits pour les travailleurs voila son intérêt !
Le constat est clair : ce n’est pas le peuple que défend le FN, Parisot, Sarkozy et consors peuvent soufflés, le FN restera encore longtemps leur plus grand allié !
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Ce n’est plus un secret : les marchés financier et les pouvoirs de l’argent ne reculent plus devant rien, pas même réaliser la casse de notre éducation, avec l’appui de leur équipe gouvernementale, à la tête de laquelle on retrouve notre petit président : Monsieur Sarkozy Ils veulent nous construire une éducation qui réponde directement aux besoins des patrons. Pas question de transmission des savoirs de qualité ni de permettre à chacun de construire son parcours de vie, il faut répondre aux besoins du marché. |
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Une education toujours plus au service des patrons!
Sur tous les plans, la question lycéenne devient une aberration: les surpressions de postes font augmenter chaque année le nombre d’élève par classe, malgré les mensonges avancés par la Droite ; l’autonomisation des établissements tend à créer une éducation à deux vitesses ; les suppressions d’option limite toujours plus le droit a une éducation de qualité ; chaque année ce sont des centaines d’élèves qui sont éjectés du système scolaire ou envoyé contre leur gré dans des filières qui ne leur conviennent pas.
Les droits lycéen ne cessent de décroitre : caméra et flic devant les lycées, chasse aux immigrés au sein même des établissements scolaires et enfin des instances de « démocratie lycéenne » incapable de donner la parole a ceux qu’elles sont censées représenter. Des CVL (conseil de vie lycéenne) qui n’ont pas le droit à l’initiative, des CAVL (Conseil Académique de la Vie lycéenne) durant les séances des quels le recteur dort.
Bien sûr le ministère fait parvenir des petits fascicules aux élu où on leur parle d’autonomie : mais a quel moment parle ton de citoyenneté ? À quel moment parle-t-on de démocratie réelle dans tous les établissements scolaires et du droit à la parole pour tous ? À quel moment parle-t-on du droit à une éducation qualité quelle que soit sa ville ou son quartier ?
Et maintenant avec les plans d’austérité, on menace notre système éducatif, déjà étranglé par le pouvoir de l’argent, d’être sacrifié sur l’autel de la finance : oui c’est bien ce qu’ils ont décidé, faire de nous une génération sacrifiée !
Et tandis qu’ils stigmatisent la jeunesse, disent vouloir éradiquer la délinquance en la repérant dès la maternelle, chassent les immigrés, le gouvernement laisse les mains libres aux rapaces de la finance et aux délinquants en col blanc.
Est ce que c’est ça la République irréprochable que nous promettais le président ?
Une République qui n’offre pas les outils de la réussite à tous ses enfants ? Une République qui supprime des fonctionnaires à la pelle ? Une République qui ne laisse pas à chacun le choix de décider de son avenir ? Et une République qui pratique une politique de terreur vis-à-vis de frères immigré qui ont passé la majeure partie de leur scolarité en France et qui pour la plupart ne parle que le français ?
Non Monsieur Sarkozy les jeunes ne veulent pas de cette République.
Nous disions stop à la casse de l’éducation, nous voulons une éducation de qualité pour tous, nous voulons de nouveaux droits pour les jeunes, nous voulons pouvoir choisir notre avenir : nous devons prendre notre avenir en main et investir le débat. « Non, nous ne paierons pas pour votre crise ».
Nous voulons des lycées ouvert sur le monde et pas seulement sur celui de l’entreprise, qui ne nous promet que précarité et bas salaires, sous prétexte de « coût du travail » trop élevé en France, des formations et des modes d’orientation qui nous laissent le choix et permettent d’étudier dans des conditions dignes du 21e siècle, pas à l’arrache!
C’est dans ce sens que les jeunes communistes appellent à se mobiliser, alors que les élections présidentielles et législatives arrivent, et que l’on commence à assister à une course de celui qui criera le plus fort. Ils est de notre devoir de faire irruption dans le débat, plutôt que de laisser parler à notre place, il y a urgence à dire que nous avons besoin de prendre le pouvoir!
30 janvier 2012 - redacteur