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Austérité : état des luttes en Europe

L’état des luttes sociales est contrasté en Europe à l’heure actuelle. Non pas que certains pays de l’Union européenne échappent aux plans d’austérité mais tous ne sont pas au même stade. Plusieurs situations se distinguent. Dans certains pays, la saignée principale a déjà eu lieu comme en Irlande. Dans d’autres nations, de nouveaux plan plans d’austérité sont mis en place actuellement comme au Portugal, en Grèce ou bien en France. Aux simples remaniements gouvernementaux, ont succédé des « Putschs capitalistes », c’est ainsi que les gouvernements Papandréou ou Berlusconi élus démocratiquement, bien qu’ayant vampirisés leurs pays, sont lâchés par la troïka et les marchés et se retrouvent ainsi tout naturellement poussés à la démission. Outrepassant la nécessité d’un vote populaire légitimant le gouvernement, des technocrates sont nommés et mis en poste avec la bénédiction de Bruxelles. C’est notamment ce qui c’est passé en Italie ou en Grèce. Très impopulaires, ces plans sont ralentis par les mobilisations, ce qui a le don d’énerver les marchés. Des élections d’abord prévues en Espagne, en Italie ou en Grèce mais les capitalistes veulent s’assurer que ces échéances aient lieu dans le cadre de la rigueur, ou qu’elles n’aient même pas lieu du tout. Des gouvernements technocratiques sont mis en place pour assurer la transition avant les élections sous la pression des marchés et des leaders européens (la France et l’Allemagne) qui vont même jusqu’à remettre en cause le cadre des traités européens. La démocratie ne fait plus partie des objectifs affichés des partisans de l’Europe libérale. Le G20 a permis de clarifier les rôles : les programmes économiques des pays membres doivent désormais être avalisés par les marchés et les dirigeants patronaux. Impossible de mettre en œuvre d’autre logiques si un super ministre des Finances européen venait à valider les budgets des Etats membres. Un nouveau plan de recapitalisation de plusieurs milliards d’euros est prévu pour combler le défaut de paiement probable de plusieurs pays européens. La course folle à la spéculation se poursuit à travers le Fonds européen de solidarité financière (FESF) qui vise à réinjecter de l’argent sur les marchés au service de la spéculation. A situations politiques diverses, luttes sociales contrastées. Petit tour d’Europe des luttes dans cette saison des tempêtes.

Notons que nous nous intéresserons aux luttes du monde du travail. Non par rejet du mouvement des indignés qui part d’une colère réelle, mais parce que ce mouvement n’est pas massif. Cantonné à quelques lieux symboliques (la Défense à Paris, devant la BCE à Francfort), il ne regroupe que quelques milliers de personnes à l’échelle du continent malgré la place disproportionnée qui lui est consacrée dans les médias. Tout d’abord, il y a les mobilisations impulsées par la Confédération Européenne des Syndicats (CES) qui se caractérise par une « euro-manifestation » dans une grande ville européenne. Le 17 septembre dernier, la CES a réuni près de 30 000 manifestants à la veille d’un conseil des ministres européens des finances à Wroclaw (Pologne). Il s’agissait de faire pression à l’échelle des dirigeants de l’UE pour exiger une augmentation des salaires, seul remède contre l’austérité. Si l’efficacité de la démarche reste encore à démontrer, il est clair que c’est à l’échelle nationale que se placent les luttes sociales.

A l’Est, rien de nouveau

Dans les pays baltes, en Roumanie ou en Bulgarie, aucune lutte d’ampleur contre l’austérité n’est à signaler car les plans d’austérité ont déjà été voté l’année dernière ou au début 2011. En Bulgarie, si d’importantes manifestations ont lieu actuellement, elles n’ont pas pour objet la lutte contre l’austérité mais… la lutte contre les Roms sur une base xénophobe ! En Pologne, les élections législatives se sont déroulées début octobre. Pas d’alternance, encore moins d’alternative, la droite libérale déjà au pouvoir (Parti agrairien, Plate-forme civique) a conforté sa place. Il faut néanmoins noter la percée du mouvement Palikot (libéral tant sur les mœurs qu’au niveau économique) autour de 10% et le déclin de la social-démocratie post- socialiste passant de 13% à 8%. En République tchèque, la Droite au pouvoir s’applique à mener une politique d’austérité. Non seulement, elle a cassé en ce mois de novembre le système de retraites avec la création du « deuxième pilier », c’est-à-dire l’épargne privée sous forme de fonds de pension mais elle a vote d’autres lois concernent l’augmentation progressive de l’âge de départ à la retraite. D’autant plus que des réductions des prestations sociales pour les employés, les familles, les handicapés et d’autres groupes et une forte réduction de la gamme des médicaments remboursables par les caisses d’assurance maladie sont au programme de la majorité au pouvoir. Dans ce pays où le PC est la troisième force politique, des mobilisations sociales sont-elles à prévoir ? Rien n’est moins sûr pour le moment. Par contre, le pays le plus agité de l’Europe de l’Est est la Hongrie. La crise sociale se mêle avec un fort rejet de la politique du président Orban. Une première mobilisation a eu lieu fin septembre pour dénoncer les mesures d’austérité avec notamment la baisse des pensions des retraités. L’objectif du gouvernement conservateur est de rentrer dans les clous du pacte de stabilité en adoptant un paquet de mesures d’austérité : réduction des primes de départ des salariés de la fonction publique, limite des possibilités de retraites anticipées et contraction des dépenses sociales. Début octobre, à l’appel de 70 ONG et syndicats, une manifestation dénonçant la politique du gouvernement a réuni plus de 50 000 personnes dans les rues de Budapest considérant que les libertés publiques étaient menacées par le pouvoir en place. En fait, plusieurs mots d’ordre convergent : refus de la loi sur les medias, constitution réactionnaire , accumulation de mauvais coups comme la loi sur les retraites ou bien encore le nouveau code du travail qui viole la très minimale charte sociale européenne . Malgré la volonté d’unir tous les mouvements contre le président Orban, la contestation reste marginale du fait d’une forte répression en cas de grève dans la fonction publique et d’une forte propagande gouvernementale dans un pays où la aussi les medias sont aux mains de quelques groupes financiers. Parallèlement à ce mouvement de protestation, les étudiants hongrois défilent aussi dans les rues. Fin octobre, plus de 10 000 étudiants ont manifesté contre la réforme des universités. Les motifs de mécontentement sont multiples : coupes budgétaires de 30 milliards de forints ( 100 millions d’euros), obligation de travailler en Hongrie après leur diplôme sous peine de devoir rembourser leur frais de scolarité à l’Etat sans oublier les fusions et restructuration/fusion des universités (processus de Bologne). Plus récemment, le gouvernement hongrois a demandé l’aide du FMI pour éviter la banqueroute. Ce qui équivaut à la capitulation de l’indépendance du pays, selon l’aveu même des journalistes hongrois. Toujours à l’Est mais hors de l’UE, une manifestation de plusieurs milliers de travailleurs a éclaté à Kiev le 3 novembre dernier contre le plan d’austérité du gouvernement. Le gouvernement ukrainien envisage de baisser les pensions des anciens combattants, des nettoyeurs de Tchernobyl pour alléger la dette de l’Etat en échange d’une « aide » de 15 milliards d’euros promise par le FMI.

Automne chaud dans le sud de l’Europe

En Grèce, la situation est aussi spectaculaire que dramatique. Depuis plus de deux ans, le peuple grec subit une politique digne des « thérapies de chocs » qu’ont connus les pays d’Amérique latine dans les années 1990 enchainant plan d’austérité sur plan d’austérité. Pour rembourser leur dette, vu que les finances grecques sont exsangues à cause des politiques au service « des riches et des monopoles », le gouvernement socialiste au pouvoir a fait appel au FMI et à l’Union Européenne pour éponger la dette. En clair, l’aide financière se fait en échange d’une véritable purge sociale. Au menu des privatisations d’îles et de services publics nationaux qui sont bradés, baisse de 35% des salaires des fonctionnaires, casse du code du travail, hausse de la TVA de 6 points ou bien encore suppression du RSA grec. C’est une véritable saignée mise en place par le gouvernement social-démocrate qui provoque l’ire de la rue. Alors qu’un nouveau plan d’austérité devait être voté, deux journées de grève générale ont éclaté le 19 et 20 octobre dernier à l’initiative du PAME, front syndical proche des communistes. Même les syndicats réformistes proches du PASOK (parti socialiste au pouvoir) se sont également joints au mouvement suite à la pression exercée par leur base. Ces deux journées ont synonyme d’une démonstration de force du PAME, encerclant le Parlement pour dénoncer ce nouveau plan d’austérité et empêcher symboliquement les députés de rentrer au Parlement pour voter ce nouveau plan. Ces rassemblements ont été émaillés d’incidents violents à cause d’attaques d’éléments gauchistes contre le cortège rassemblant plusieurs dizaines de milliers de travailleurs (cf communiqué de la JC du 22/10/2011). Le pouvoir est impopulaire. Le Premier ministre Papandréou, mis en difficulté par son propre camp, est poussé à la démission. Depuis le 7 novembre, un gouvernement d’union nationale (Droite, Sociaux démocrates) est en cours de formation sur une base de politique de poursuite de l’austérité. Des élections législatives anticipées sont prévues en février prochain. Le Parti communiste grec - première force d’opposition, crédité à plus de 15% dans les sondages – va probablement faire un score au-delà de toute espérance. Dans ce dernier gouvernement, on a même vu des ministres d’extrême-droite rentrer dans le gouvernement de coalition, rappelant les heures les plus heures sombres de la dictature des colonels. Le meilleur exemple de ce « putch capitaliste » à l’égard de la démocratie est l’annonce du « non-référendum ». Même si nous devons critiquer sévèrement M. Papandréou, il a montré à la face du monde à quel point le destin d’un pays n’est plus entre les mains des politiques, complaisants avec les marchés qui les gouvernent. En effet, l’annonce, puis l’abandon du référendum sur la question légitime de l’austérité a été cauchemardesque pour l’UE comme pour les marchés. Comment un politique pouvait-il encore se rebeller et laisser à un peuple, qui lutte depuis des mois, le choix d’un autre système ? Cela dit, les protagonistes de ce mélodrame se sont vite calmés. M. Papandréou a agi comme font les sociaux-démocrates : céder face aux marchés au détriment des travailleurs. Moins médiatisée qu’en Grèce, la colère du monde du travail portugais n’est pas moins forte. Impulsée par la CGT-P -la centrale syndicale proche du Parti communiste Portugais- la riposte populaire aux plans de la Troïka (FMI-UE-BCE) grandit. Dans la droite lignée de la politique de la social-démocratie portugaise, le gouvernement portugais de droite au pouvoir depuis mai dernier, a annoncé le 17 octobre un nouveau plan d’austérité. C’est le second plan d’austérité de l’année car souvenons-nous qu’au printemps dernier, le Portugal s’était engagé a un très violent programme d’austérité avec des réformes antisociales en échange « d’une aide » financière de 78 milliards d’euros du FMI, de la BCE et de la Commission Européenne. Comme partout dans l’Union Européenne, la politique du pouvoir vise à réduire la dette et le déficit du Portugal en soumission aux injonctions de Bruxelles, du FMI et des requins de la finance. Le projet du premier ministre, Pedro Passos Coelho, prévoit notamment une diminution des salaires de la fonction publique, la suppression temporaire des 13e et 14e mois pour les travailleurs de la fonction publique et l’allongement de leur durée de travail. Dans le secteur privé, le gouvernement a annoncé une augmentation de l’horaire de travail d’une demi-heure par jour. A cela, s’ajoute la suppression des primes de Noël et de vacances, en plus du gel des salaires et des progressions de carrière et à la diminution en moyenne de 5% des salaires. En fait, cela signifie que les travailleurs de l’Administration publique perdront un quart de leurs rémunérations en moins de deux ans. Les retraités subissent une injustice manifeste et un appauvrissement à la vitesse grand V. Face à cette politique de casse sociale, la CGT-P, première force syndicale, n’est pas resté attentiste. Tout d’abord, le 1er octobre, une journée de manifestation a rassemblée plus de 200 000 dans les rues des grandes villes. Puis du 20 au 27 octobre, la semaine de lutte a connu un succès important. Deux étapes pour faire monter le rapport en vue d’une journée de grève générale le 24 novembre 2011 placée sous le signe de l’unité avec l’UGT, centrale syndicale d’obédience socialiste. Ni la « troïka extérieure » (BCE, FMI, UE) ni la troïka des partis : tel est le slogan du monde du travail portugais ! Ce slogan prend d’autant plus de sens avec les venues régulières des commissaires de la troïka, chargés de faire appliquer les programmes d’austérité au mépris des mobilisations populaires. Ce viol démocratique s’accompagne de la mise en place de gouvernements technocratiques composés d’économistes. Chez leurs voisins espagnols, le souffle de la mobilisation sociale est un peu retombé. Si début septembre, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont refusé la constitutionnalisation de la règle d’or, si des mouvements de jeunesses éclatent sporadiquement dans le pays, les citoyens espagnols résignés, ont laissé le Parti Populaire (PP) gagner. De l’avis de nombreux analystes, le grand vainqueur, c’est l’abstention. Avec plus de 36 % d’abstention dans une proportionnelle, le climat est clair... Bien-sûr, le PP a lui aussi triomphé surfant sur l’échec de Zapatero mais sans réel programme et n’a gagné que 4 % alors que le PSOE en a perdu 15 %. Signalons la percée de nos camarades d’Izquierda Unida, qui par leur implication dans les mouvements sociaux, obtiennent 7 % et 11 élus, soit 9 de plus qu’en 2008. Il faut aussi noter l’entrée fracassante de la gauche indépendantiste au parlement : les nationalistes du défunt Batasuna, après avoir renoncés à la lutte armée et regroupés sous l’étiquette d’Amaiur obtiennent eux 7 sièges et dépassent les PNV, forces indépendantistes de centre droit. Outre l’Espagne qui a vu sa note dégradée par les agences de notations, l’Italie subit aussi les foudres des agences de notations. Voulant sauver - mais réussir - sa note triple A, l’Italie par l’intermédiaire de Berlusconi a mis en place trois plans d’austérité depuis l’été, le quatrième en un an. Au total, plus de 100 milliards « d’économie » avec notamment l’augmentation de l’âge de départ à la retraite pour les femmes de 60 à 65 ans, une taxe dérisoire sur les riches et l’augmentation d’un point de l’impôt le plus injuste : la TVA. Menacé par les spéculateurs, à cause d’une dette équivalente à 120% du PIB, fragilisé pour ses frasques, mis en difficulté par ses alliés d’extrême-droite de la ligue du Nord, Berlusconi est contraint à la démission. En revanche, bien avant cette crise politique, le monde du travail italien n’est pas resté amorphe. Le 6 septembre, une journée de grève interprofessionnelle a éclaté à l’initiative de la CGIL, syndicat malheureusement relativement isolé par les autres centrales syndicales. Fin octobre la puissante fédération de la métallurgie de la CGIL, la FIOM a organisé une journée de lutte sur la question du la défense des droits inscrit dans le code du travail national. Des élections étaient prévues en Italie en Novembre mais le nouveau gouvernement dirigé par un pur produit de la bureaucratie bruxelloise en a décidé autrement. Pour comprendre notre indignation, un petit CV express de Mario Monti est fort utile. De toute manière, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un politique acclamé par Baroso, Merkel ou Sarkozy soit un grand bonhomme. « Super Mario » est connu pour son poste de commissaire européen à la concurrence, mais on sait moins que celui ci était cadre de « Goldman Sachs »... Encore un rôle de pompier donné à un pyromane.

Et ailleurs en Europe ?

Depuis plus d’un an, le mouvement social anglais s’est enfin réveillé après les plans d’austérité annoncés par David Cameron. En écho aux importantes manifestations d’enseignants de juin dernier, le mouvement syndical anglais n’est pas resté inactif cet automne. Bien évidemment, l’intensité est moins forte qu’en Grèce ou qu’au Portugal mais ce regain de combativité est tout de même à noter. Le 2 octobre dernier, 35 000 personnes ont manifesté à Manchester devant le congrès du Parti conservateur au pouvoir. Le principal motif de colère était le refus du plan d’austérité voté il y a un an qui prévoit entre autres la suppression de 300 000 fonctionnaires en quatre ans. En prolongement de cette journée d’action, les syndicats anglais préparent une grande journée de lutte le 30 novembre prochain contre la réforme des retraites. D’après les leaders syndicaux, ce 30 novembre sera l’une des plus grandes journées de mobilisation depuis plus de 80 ans avec probablement un durcissement du mouvement si les revendications ne sont pas satisfaites. En prélude à la journée du 30, une première manifestation a lieu le 9 novembre dans les rues de Londres. Près de 10 000 étudiants battent le pavé un an après les manifestations violentes et quelques mois après les émeutes dans les quartiers populaires du pays. Leurs revendications quant à elle non pas vieillies : il s’agit non seulement de refuser l’augmentation des frais d’inscription qui passe de 4000€/an à 10 500€ mais aussi ses coupes budgétaires notamment dans le budget de l’éducation et dans les aides sociales. Le gouvernement n’a répondu à sa jeunesse que par un impressionnant dispositif policier, preuve que les autorités britanniques ont peur de leur jeunesse. En Allemagne, alors qu’on nous présente le pays comme à suivre, la mobilisation visant à occuper le Bundestag a rassemblé plus de 8000 personnes à Berlin et 10 000 à Francfort à l’appelle des mouvements alter-mondialistes le 12 Novembre. Les contacts que nous pouvons avoir avec Solid, l’une de nos organisations de masse partenaire sur place nous indique que le thème de la crise et de l’endettement deviens là-bas aussi une thématique principal. En France, les journées du 27 septembre dans l’éducation et du 11 octobre au niveau interprofessionnel ont connu un succès mitigé (seulement 250 000 manifestants) malgré les efforts de la CGT. D’une part, le défaitisme avec ce qui est perçu comme une défaite avec la réforme des retraites en 2011 et d’autre part l’attentisme des autres confédérations syndicales par rapport aux prochaines échéances électorales, tout cela ne facilitent pas la construction d’un réel rapport de force malgré les deux plans d’austérité annoncés par Fillon en août et novembre.

Pour finir, au niveau électoral, on a vu au Luxembourg un progrès du Parti communiste du Luxembourg regagnant des municipalités ouvrières à tel point que le premier quotidien du pays à parler de « fièvre rouge ». Plus à l’Est, la coalition du centre de l’harmonie, avec le Parti socialiste letton (communiste) a remporté le scrutin lors des élections législatives (plus de 28% des voix) mais ne dispose pas d’une majorité absolue pour gouverner. Les situations sont donc contrastées mais ce qui est sûr c’est que nous sommes au cœur d’une période où le statut quo n’est plus possible. Il s’agit de savoir si l’on va vers une période révolutionnaire de transformation sociale de la société car les potentialités existent ou bien au contraire si nous nous dirigeons vers d’immenses régressions car la « bête immonde » rôde encore…

Note réalisée par les camarades du groupe Europe du secteur International


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