Le chef d’établissement, probablement inspiré par la conception réactionnaire et répressive de la démocratie et de la liberté d’expression à la sauce Darcos et Sarkozy fait surement preuve d’un excès de zèle pour un telle remise en cause de nos droits fondamentaux. Cette initiative révèle en tout cas le climat liberticide entretenu par la droite pour qu’un établissement se permette un tel affront.
Le MJCF exige du chef d’établissement qu’il accepte l’inscription de ce lycéen en retirant toutes conditions. Nous demandons également que le ministère de l’ Education National soit vigilant et sanctionne toute initiative de ce type afin qu’il assure son rôle de garant de la liberté d’expression et de respect des droits lycéens au sein de tous les établissements.
Enfin plutôt que de conditionner une inscription à l’engagement de ne plus prendre part à des actions revendicatives, nous conseillons à l’établissement en question d’adresser un message au ministère pour qu’il conditionne le droit à une éducation de qualité pour chacun à la non suppression de 16 000 postes d’enseignants annoncé il y a deux semaines.
Les jeunes communistes veilleront tout l’été à ce que ce genre d’initiatives inacceptables ne se reproduisent pas, et appellent les chefs d’établissements à entreprendre à la rentrée des actions revendicatives pour sauver le service public de l’Education plutôt que pour museler la liberté d’expression des lycéens.