Depuis plusieurs mois, des négociations ont lieu entre les syndicats et le patronat. Ce dernier a fait planer la menace d’une loi concoctée directement par Sarkozy pour réduire au maximum les exigences des salariés. Parisot et Sarkozy ont pris en otage les syndicats !
Alors que les salariés exigent une sécurité dans leur emploi, le patronat veut imposer une précarisation généralisée. Après avoir échoué sur le CPE, après la création du CNE, le MEDEF se lance à l’attaque du CDI. Le contrat de travail aujourd’hui le plus protecteur pour les salariés est aujourd’hui en danger. Le patronat a pour objectif de flexibiliser le marché du travail en assouplissant les règles protégeant les salariés. Il va pouvoir, par exemple, licencier plus facilement. Voilà ce qu’ils appellent la « flexisécurité », la sécurité pour le patron licencieurs et la porte pour le travailleur !
Malgré quelques maigres contreparties, le voeu du grand patronat de pouvoir licencier facilement l’ensemble des salariés est exaucé : • Rupture du contrat qui n’est ni un licenciement, ni démission, mais une séparation à l’amiable sans motif de licenciement. Un CNE nouvelle génération pour tout le monde !!! • Allongement de la période d’essai pour tous • Embauche le temps d’une mission pour les ingénieurs et les cadres • Montant de l’assurance-chômage variable selon la conjoncture
Précarité, chômage à répétition, bas salaires… Voilà la perspective que Sarkozy et les milliardaires du CAC 40 veulent pour les jeunes de ce pays. Après les promesses miraculeuses de 2007, les jeunes, les salariés, les chômeurs, les retraités doivent s’attendre à payer la facture des cadeaux fait aux plus riches. En ce début d’année, les plus aisés reçoivent les millions d’euros de baisse d’impôts, pendant ce temps, les plus modestes se serrent la ceinture, voient les prix augmenter, peinent à payer leurs factures, attendent avec toujours plus d’impatience le jour de paye. C’est inacceptable !
Depuis 2002, la droite s’efforce de satisfaire l’appétit des marchés financiers en présentant les protections des salariés comme des freins à la bonne santé économique de la France. En cela, aucune rupture entre Raffarin, De Villepin, Sarkozy et Fillon. Les recettes sont toujours les mêmes : travailler plus pour gagner plus, attaques contre le droit du travail, remise en cause des acquis sociaux, casse du service public, cadeaux fiscaux aux plus riches, exonérations annuelles de cotisations sociales de 23 milliards, aides aux entreprises de 60 milliards par an. On en connaît les résultats, le président le dit : « les caisses sont vides ». L’argent des richesses produites par la 6ème puissance mondiale n’est ni dans les portefeuilles des français ni dans les caisses de l’État, mais où est il donc ?
Pour les jeunes communistes, c’est le progrès et les conquêtes sociales qui garantissent de meilleures conditions de vie. C’est pourquoi nous proposons une sécurité de l’emploi et de la formation tout au long de la vie, le CDI comme norme, le SMIC à 1500 euros net, une hausse de la grille des salaires, une augmentation des minima sociaux, la fin des délocalisations. Pour réussir cela, l’argent existe, mais il va dans les poches de ceux qui en ont déjà beaucoup. Nous exigeons une réforme fiscale qui taxerait les actifs financiers et les énormes profits de nos multinationales, qui garantirait le contrôle des aides publiques et redistribuerait les richesses.
Contre les politiques libérales et les injustices grandissantes qu’elles produisent, les jeunes communistes sont dans les luttes aux côtés de tous ceux qui aspirent au changement, à un autre projet de société. Solidarité, justice sociale, démocratie, services publics de qualité, emplois sécurisés, école de la réussite, paix dans le monde sont quelques-uns des grands combats que nous menons. Nous entrons en résistance contre les politiques de la droite et contre l’Europe libérale. Avec les jeunes salariés précaires, les salariés menacés, les chercheurs d’emplois, les fonctionnaires, rassemblons nous pour exiger de nouveaux droits, un emploi stable et correctement rémunéré, une autre Europe.