La droite voudrait nous faire croire que les salariés bénéficiant de régimes spéciaux sont des privilégiés et sont la cause du déficit des retraites, c’est faux ! La plupart des caisses qui ont un régime spécial sont bénéficiaires et elles reversent par solidarité à des caisses qui ne le sont pas. Ces caisses représentent 5% de l’ensemble des retraites. Il paraît donc évident que ce n’est pas en les supprimant que l’on va pouvoir agir sur le déficit global de l’assurance vieillesse, ou que l’on va accroître le pouvoir d’achat des retraités.
A l’inverse du « travailler plus pour gagner plus » cher à Sarkozy, ces régimes sont une avancée vers une société où le travail permettrait l’émancipation de chacun, l’accès aux loisirs, à la culture au repos et non seulement le droit de ce faire exploiter et de finir sa vie dans la précarité.
Certains de ces régimes spéciaux obtenus de haute lutte à la Libération font partie du système solidaire mis en place à l’époque. C’est avec tout cet acquis de la Résistance que le gouvernement veut en finir ! Pour mieux se cacher, le président instrumentalise une figure de la Résistance, Guy Môquet, jeune communiste, et en même temps détruit tout ce que ces combattants de la liberté ont permis de gagner.
La réforme des régimes spéciaux est au centre de la bataille de la droite pour faire reculer l’ensemble de nos droits. Pour la justifier, elle invoque « la justice sociale », alors que ce n’est que de la régression sociale ! De plus cette réforme médiatique sert à en cacher d’autres : casse des services publics, abandon du fret SNCF et fermetures de gares, vente d’une partie d’EDF et privatisation du parc nucléaire, mise en place de franchises médicales et du contrat de travail unique, autonomie des universités, etc. C’est le service public, le bien commun de ceux qui n’ont rien, qui est attaqué. Ces réformes sont dangereuses avec des conséquences sociales et environnementales néfastes pour toute la société.
Pendant que le gouvernement multiplie les cadeaux fiscaux aux plus riches (15 milliards d’euros pendant l’été avec le « paquet fiscal »), il tente de détourner l’attention vers les cheminots et agents du service public. Il tente de diviser les classes populaires pour nous empêcher de nous unir. C’est pourtant bien les patrons et les actionnaires du CAC 40 les vrais privilégiés. Leurs fortunes ne cessent d’augmenter grâce à la politique de casse sociale de la droite depuis 2002. Les milliardaires qui remercient tous les jours le président de sa politique décident chaque jour de nos vies et s’engraissent à coups de licenciements, de précarisation et de délocalisations. Ce sont eux et personne d’autres les responsables de la situation sociale des Français.
La journée de grève et de manifestations du 18 octobre est l’occasion pour chaque Français de dire son refus de la politique au service des plus riches et d’affirmer nos choix. Soyons de plus en plus nombreux à nous organiser pour résister à la révolution conservatrice de la droite et à inventer les alternatives qui répondent enfin à nos besoins. Cette lutte est la lutte de tous !